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Les dessins animés du Club Dorothée : 10 séries qu’on n’a pas oubliées

9 min de lecture
Les dessins animés du Club Dorothée : 10 séries qu’on n’a pas oubliées
Nos années cultes ont encore des choses à raconter.

Le plus difficile, avec les dessins animés du Club Dorothée, c’était de choisir le bon moment pour aller chercher son goûter. Trop tôt, on ratait une transformation. Trop tard, quelqu’un avait terminé le paquet. Nos mercredis demandaient une vraie organisation.

On regardait ces séries pour les combats, les histoires d’amour, les matchs et les personnages complètement à côté de la plaque. On les retrouvait ensuite dans les discussions, les jeux et les dessins qu’on faisait dans les marges des cahiers.

Voici dix séries passées au Club Dorothée, choisies pour les souvenirs très différents qu’elles nous ont laissés. Certaines y ont fait leurs débuts français, d’autres y ont été rediffusées. Et il suffit parfois de retrouver leur titre pour entendre le générique.

1. Dragon Ball Z : les combats qui occupaient nos conversations

Dragon Ball Z arrive au Club Dorothée le 24 décembre 1990. Un joli cadeau de Noël pour ceux qui suivaient déjà Dragon Ball, diffusé dans l’émission depuis 1988. Son Goku est désormais père de famille et l’arrivée de Raditz ouvre une nouvelle étape de son histoire.

Végéta, Freezer, Cell… On reconnaissait les adversaires, on surveillait les transformations et on se demandait jusqu’où tout ce petit monde pouvait monter en puissance. Les combats prenaient leur temps. Nous avions largement de quoi préparer nos commentaires pour le lendemain.

À revoir aujourd’hui, on retrouve aussi les relations entre les personnages, les rivalités et cette façon de dépasser ses limites qui nous embarquait complètement. Chez Neropop, le t-shirt Goku garde une place à ce héros dans le vestiaire. L’entraînement intensif reste facultatif.

2. Les Chevaliers du Zodiaque : douze maisons et beaucoup de fidélité

Diffusés au Club Dorothée dès avril 1988, Les Chevaliers du Zodiaque nous entraînent dans les aventures de cinq Chevaliers de Bronze chargés de protéger Athéna. Derrière le titre français se trouve Saint Seiya, créé par Masami Kurumada.

La traversée des douze maisons du Sanctuaire avait de quoi nous tenir en haleine. Chaque rencontre apportait son adversaire, ses techniques et sa part de drame. Un escalier ne nous avait jamais paru aussi difficile à monter.

Petit repère pour ceux qui mélangent les noms : le héros de Pégase s’appelle Seyar dans la VF de notre enfance, Seiya en version originale. C’est sous ce dernier nom qu’on le retrouve sur notre t-shirt Seiya. On a choisi une version plus souple à enfiler qu’une armure de Bronze. Pour retrouver les tempéraments de toute la bande, poursuivez avec notre guide des personnages des Chevaliers du Zodiaque.

3. Nicky Larson : un héros qu’on comprend autrement à 45 ans

Nicky Larson débarque au Club Dorothée en octobre 1990. Adaptée du manga City Hunter de Tsukasa Hōjō, la série repose notamment sur le duo formé par Nicky et Laura. La voix de Vincent Ropion participe beaucoup à la personnalité du héros dans la version française.

Enfant, on retenait volontiers les poursuites, les grimaces et les énormes coups de massue de Laura. En revoyant les épisodes, on remarque davantage le contraste entre les enquêtes, les passages graves et les débordements comiques.

La VF a aussi adouci certaines situations et donné une couleur très particulière aux dialogues. Ce qu’on avait pris pour un simple dessin animé d’action avait, en réalité, plusieurs niveaux de lecture. Nos parents ne riaient pas forcément aux mêmes moments que nous.

4. Olive et Tom : un ballon, des rivaux et des après-midi bien remplis

Olivier Atton, Thomas Price, Mark Landers, les jumeaux Derrick… Olive et Tom nous faisait découvrir un football où chaque rencontre pouvait devenir une aventure. La série est l’adaptation de Captain Tsubasa, le manga de Yōichi Takahashi.

On avait beau connaître le principe du hors-jeu assez vaguement, on possédait un avis très précis sur les tirs et les gardiens. Dans la vraie vie, deux cartables suffisaient pour installer les buts. Pour reproduire les acrobaties, en revanche, il manquait souvent quelques équipements. Et plusieurs lois de la physique.

Un détail remet les souvenirs en place : la série apparaît d’abord sur La Cinq en septembre 1988, avant de rejoindre le Club Dorothée en 1991. La mémoire a parfois tendance à envoyer tous nos héros chez Dorothée dès leur première diffusion. Olivier Atton, alias Tsubasa, se retrouve aussi sur notre t-shirt Tsubasa chibi. Pas besoin de tenter un retourné pour afficher son camp.

5. Sailor Moon : une bande de guerrières avec ses petits soucis quotidiens

Sailor Moon fait son entrée au Club Dorothée à Noël 1993. Bunny, appelée Usagi dans la version originale, reçoit de Luna les pouvoirs qui vont faire d’elle une guerrière de la Lune. L’univers est né sous la plume de Naoko Takeuchi.

La série avait ce mélange attachant de grandes missions et de préoccupations très ordinaires. On pouvait sauver le monde tout en étant distraite, maladroite ou contrariée. C’était assez encourageant pour nous qui peinions déjà à retrouver notre sac de sport.

Les transformations et les tenues attiraient l’œil, mais les personnalités et les liens entre les guerrières donnaient envie de revenir. Chacun pouvait avoir sa préférée. Et contrairement à certaines discussions de cour de récré, aucune autorisation n’était nécessaire pour regarder. Notre t-shirt Sailor Moon prolonge le souvenir des guerrières de la Lune. Pour la transformation éclair avant de sortir, on vous laisse trouver la méthode.

6. Ranma ½ : les arts martiaux avaient trouvé plus compliqué que le combat

Au contact de l’eau froide, Ranma se transforme en fille. L’eau chaude lui rend son apparence masculine. Son père, lui, se change en panda. Avec un tel point de départ, on se doutait que les visites de famille ne seraient pas de tout repos.

Arrivée au Club Dorothée en septembre 1992, cette adaptation du manga de Rumiko Takahashi mélange combats, rivalités amoureuses et quiproquos. La moindre rencontre peut dégénérer, surtout lorsque les personnages ont décidé de régler leurs problèmes avec une technique de combat personnelle.

Le plaisir vient beaucoup de cette mécanique absurde. Tout le monde semble prendre sa situation très au sérieux, même quand un panda participe à la conversation. À côté, les réunions de famille habituelles paraissent presque reposantes. Le t-shirt Ranma garde un clin d’œil à cette joyeuse pagaille. Pour les repas de famille, il faudra toujours compter sur votre diplomatie.

7. Juliette, je t’aime : la pension des Mimosas avait ses complications

Autre œuvre de Rumiko Takahashi, Juliette, je t’aime adapte Maison Ikkoku. La série arrive au Club Dorothée en septembre 1988. Hugo, étudiant qui cherche sa voie, vit dans une pension dont Juliette devient la responsable. Elle est veuve, il s’attache à elle, et leur rapprochement sera tout sauf simple.

La pension des Mimosas abrite aussi des voisins particulièrement doués pour intervenir au mauvais moment. L’intimité n’était manifestement pas comprise dans le loyer.

On pouvait suivre la série pour ses gags et ses malentendus. En la retrouvant adulte, on perçoit davantage ce qu’elle raconte du deuil, de la patience et de la difficulté à recommencer une histoire. Parmi les dessins animés de notre enfance, certains avaient déjà beaucoup à dire sur la vie des grands.

8. Le Collège fou, fou, fou : une école qui échappait à tout contrôle

La bande de Rei et des Joyeux Loufoques débarque sur TF1 en novembre 1989. Le Collège fou, fou, fou adapte High School! Kimengumi, le manga de Motoei Shinzawa. On y suit un groupe d’élèves dont la capacité à provoquer le désordre semble assez peu compatible avec un règlement intérieur.

Les visages se déforment, les situations s’emballent et les professeurs ne sont pas toujours les plus raisonnables. La série pousse très loin l’absurde et les réactions exagérées.

On la regardait pour se marrer, tout simplement. Pas besoin de maîtriser une mythologie ni de suivre un tournoi pendant des semaines. Il fallait surtout accepter que, dans cet établissement, une journée normale était probablement une erreur de programmation.

9. Princesse Sarah : on n’avait pas prévu autant d’émotions au goûter

Sarah entre dans un pensionnat londonien où sa fortune lui vaut d’abord tous les égards. La mort de son père et la perte de son argent bouleversent ensuite son existence. Mademoiselle Mangin et Lavinia ne font absolument rien pour lui faciliter la vie.

La série adapte le roman de Frances Hodgson Burnett. Diffusée en France sur La Cinq dès 1987, elle est ensuite rediffusée au Club Dorothée en 1994. Là encore, plusieurs chaînes se partagent nos souvenirs.

On pouvait trouver certains épisodes terriblement injustes, puis revenir pour savoir comment Sarah allait s’en sortir. Son amitié avec Becky et sa façon de continuer à penser aux autres lui donnaient une force bien différente de celle de nos héros de combat. Elle méritait, elle aussi, qu’on l’encourage depuis le canapé.

10. Ken le survivant : le souvenir le plus déroutant de la sélection

Ken le survivant arrive au Club Dorothée en août 1988. Dans un monde dévasté, Kenshiro utilise les techniques du Hokuto pour affronter des adversaires redoutables et venir en aide aux plus faibles. Derrière le titre français se trouve Hokuto no Ken, de Buronson et Tetsuo Hara.

Sa violence tranche avec beaucoup d’autres programmes jeunesse. La version française ajoute un décalage supplémentaire avec des voix et des jeux de mots qui cherchent à désamorcer la noirceur des images. Ce mélange explique une bonne partie de l’étrange souvenir qu’on en garde.

En la revoyant adulte, on comprend mieux les réactions qu’elle a pu provoquer. On découvre aussi une histoire plus tragique que les plaisanteries de la VF ne le laissaient parfois entendre. Tous nos souvenirs de télévision ne sont pas parfaitement confortables, et celui-ci mérite qu’on garde un peu de recul. Pour les amateurs de cet univers, notre t-shirt Hokuto no Ken reprend la silhouette de Kenshiro. Une façon plus tranquille de faire une place à Ken dans le quotidien.

Des héros qu’on reconnaît toujours au premier coup d’œil

Ces dix séries donnaient à nos séances de télévision des couleurs très différentes. On pouvait passer d’un match à une histoire d’amour, d’une transformation spectaculaire aux ennuis d’une pension londonienne.

Depuis, les images se sont améliorées, nos écrans se sont agrandis et on peut généralement mettre un épisode en pause sans négocier avec toute la maison. Le plaisir de reconnaître une silhouette ou une voix, lui, est toujours là.

Chez Neropop, on aime ces références qui lancent une conversation entre deux personnes qui ne se connaissaient pas cinq minutes auparavant. Un personnage sur un t-shirt, un souvenir partagé, et voilà deux adultes très sérieux qui comparent leurs héros préférés.

Alors, dans cette sélection, quelle série vous faisait oublier de venir à table ?

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