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Les génériques du Club Dorothée qu’on connaît encore par cœur

7 min de lecture
Son Goku et Seiya chantant au micro sur un téléviseur, dans une illustration musicale rétro Neropop.
Nos années cultes ont encore des choses à raconter.

Il suffit parfois d’un vieux générique pour changer l’ambiance d’une soirée entre amis. Les premières notes passent. Quelqu’un sourit, un autre lève le doigt, et le plus discret se découvre soudain une carrière de choriste. La conversation sur les travaux de la cuisine attendra.

Les génériques du Club Dorothée ont ce pouvoir : nous donner envie de chanter avant même d’avoir décidé si c’était une bonne idée. On les écoutait devant la télé, on les fredonnait à l’école et on en a gardé des morceaux bien rangés quelque part. Avec quelques paroles approximatives, soyons honnêtes.

Mais derrière ces chansons, qui chantait vraiment ? Et pourquoi deux personnes peuvent-elles avoir des souvenirs différents du même générique ? Remontons le volume, juste ce qu’il faut pour ne pas inquiéter les voisins.

Qui chantait les génériques du Club Dorothée ?

Bernard Minet occupe une grande place dans nos souvenirs, mais plusieurs interprètes se partagent cette bande-son. Voici quelques repères pour remettre les bonnes voix sur les bons héros. On parle ici des versions françaises associées à leur diffusion dans le Club Dorothée.

SérieInterprète du générique français évoqué
Les Chevaliers du ZodiaqueBernard Minet
Dragon BallAriane Carletti
Dragon Ball ZAriane Carletti
Bioman, version TF1Bernard Minet
Nicky LarsonJean-Paul Césari
Sailor MoonBernard Minet
Juliette, je t’aimeBernard Minet
Les BioniquesJean-Paul Césari
Jayce et les Conquérants de la lumièreNick Carr

Voilà de quoi régler quelques discussions. Avec douceur, évidemment. Personne n’aime apprendre qu’il attribue une chanson au mauvais chanteur depuis trente ans.

Bernard Minet : une voix, plusieurs ambiances

Avec Bioman ou Les Chevaliers du Zodiaque, Bernard Minet accompagne immédiatement des souvenirs de héros, de combats et de grandes missions. Sa voix est devenue indissociable de ces versions françaises.

Il suffit de remettre l’un de ces titres pour voir apparaître des attitudes qu’on croyait rangées avec nos anciens jouets. Les épaules se redressent. Une main marque le rythme. Et quelqu’un prend un air beaucoup trop solennel pour une personne installée sur une chaise de cuisine.

Pourtant, sa bande de génériques ne se résume pas aux guerriers. C’est aussi lui qui chante Juliette, je t’aime et Sailor Moon. Le premier accompagne une histoire sentimentale, le second l’univers des guerrières de la Lune. Une même voix pouvait ainsi nous faire passer d’une aventure à l’autre.

Petit détail qui évite un raccourci : le générique de Sailor Moon et son clip officiel n’ont pas la même date. La chanson remonte à 1993, tandis que le clip proposé par Génération Club Do est réalisé en 1996, à l’occasion de la sortie française du film. Une vidéo peut donc être postérieure au souvenir qu’on en garde.

Et si cette dernière évocation vous a déjà remis la mélodie dans la tête, notre t-shirt Sailor Moon permet de prolonger le clin d’œil. Il n’est pas nécessaire de chanter pour le porter, ce qui devrait rassurer votre entourage.

Dragon Ball et Dragon Ball Z : Ariane derrière le micro

Ariane Carletti faisait partie des visages du Club Dorothée. Elle est aussi la voix des génériques français de Dragon Ball et de Dragon Ball Z. Deux chansons différentes, pour deux étapes de la vie de Son Goku.

Le générique de Dragon Ball évoque le voyage, les rencontres et la quête des boules de cristal. Celui de Dragon Ball Z accompagne l’arrivée d’une aventure où les affrontements prennent davantage de place. Quand on réécoute les deux à la suite, on retrouve ces deux couleurs de nos souvenirs.

On peut avoir oublié l’ordre de certains épisodes et reconnaître pourtant très vite une voix ou une entrée musicale. C’est aussi ce qui rend ces génériques agréables à partager : on n’a pas besoin de réciter toute la chronologie pour retrouver le plaisir de l’époque.

La version japonaise possède ses propres chansons et ses propres interprètes. Si vous lancez un blind test entre amis, précisez donc la règle avant de commencer. Les contestations sur la version choisie peuvent être plus longues que la partie elle-même.

Nicky Larson et Les Bioniques : le lien s’appelle Jean-Paul Césari

Le générique français de Nicky Larson est interprété par Jean-Paul Césari. Quelques années auparavant, il avait déjà chanté celui des Bioniques, série proposée au Club Dorothée dès 1987.

Voilà un rapprochement qu’on ne faisait pas forcément enfant. On reconnaissait les personnages, on suivait l’histoire et on passait à la suite. Les crédits musicaux nous intéressaient généralement moins que le contenu du placard à biscuits.

En les retrouvant aujourd’hui, ces noms donnent un visage au travail qu’on entendait tous les jours. On découvre une autre manière de parcourir ses souvenirs : suivre une voix d’un programme à l’autre.

Nicky Larson possède d’ailleurs une seconde chanson française, La Chanson de Nicky, interprétée elle aussi par Jean-Paul Césari. Ce qui offre une explication très simple quand deux personnes chantent deux airs différents en assurant, toutes les deux, avoir raison.

Jayce : ce générique qui mettait déjà l’aventure en route

Pour Jayce et les Conquérants de la lumière, la voix française est celle de Nick Carr. Le dessin animé était déjà diffusé sur TF1 en 1985, avant d’être repris au Club Dorothée à partir de 1987. Il a donc traversé plusieurs rendez-vous télévisés de notre enfance.

Son générique donne envie d’embarquer avant même que l’épisode commence. L’énergie, le titre et les images installent tout de suite la promesse d’un voyage. On pouvait être en chaussettes dans le salon, on se sentait quand même disponible pour une mission importante.

Ces chansons avaient aussi cette fonction : ouvrir la porte d’un univers. Le générique nous donnait quelques instants pour retrouver les personnages et nous remettre dans l’histoire. À force de l’entendre, ce petit rituel devenait lui-même une partie du plaisir.

Plusieurs génériques pour une même série : nos souvenirs ont leurs raisons

Les Chevaliers du Zodiaque ont eu deux chansons françaises interprétées par Bernard Minet : le générique portant le nom de la série, puis La Chanson des Chevaliers. Cette seconde chanson apparaît en 1990 et accompagne notamment la sortie en VHS d’un premier film. Elle est aussi utilisée pour les épisodes à cette époque.

Bioman fournit un autre exemple. Lors de sa diffusion sur Canal+, le générique français est chanté par Michel Barouille. La version associée à TF1 et au Club Dorothée est celle de Bernard Minet. Tout dépend donc du moment où l’on a rencontré la série.

À cela s’ajoutent les versions courtes pour la télévision, les chansons complètes et les clips. Quand on cherche « le générique de mon enfance », on peut ainsi tomber sur quelque chose de familier qui ne correspond pas exactement à la séquence qu’on avait en tête.

C’est une bonne raison de réécouter plusieurs versions. Et une excellente raison d’épargner à votre ami la phrase « tu te souviens mal ». Il a peut-être simplement regardé la télé avant vous.

Pour les fidèles de Pégase, notre t-shirt Seiya garde lui aussi une place à cet univers. La question du meilleur générique pourra se régler pendant que vous choisissez votre camp.

Un blind test maison, avec un point pour le titre et un pour la voix

Pour transformer ces retrouvailles musicales en petit jeu, quelques règles suffisent :

  1. Une personne lance les morceaux en gardant l’écran hors de vue.
  2. Les autres disposent de cinq secondes d’écoute pour proposer le titre.
  3. Un point récompense la bonne série, un second le bon interprète.

Le point de l’interprète change rapidement l’ambiance. Celui qui reconnaît tout en chantant très fort peut se faire doubler par la personne qui a tranquillement retenu les noms.

Pour retrouver plusieurs titres de cette sélection, vous pouvez réécouter les génériques sur la chaîne officielle Génération Club Do. Prévoyez tout de même un peu de temps : on ouvre rarement ce genre de playlist pour une seule chanson.

Des chansons qu’on continue à partager

Ces génériques évoquent des héros, mais aussi des moments très ordinaires. Une fin de journée, un trajet où l’on chantait avec un copain, une cassette qu’on avait beaucoup écoutée. Chacun retrouve quelque chose d’un peu différent derrière le même refrain.

Pour poursuivre les souvenirs, on peut revenir sur l’histoire du Club Dorothée ou retrouver dix dessins animés qui ont marqué nos mercredis.

Et chez Neropop, on aime que cette culture continue à circuler, dans les conversations comme sur les vêtements. Si un dessin sur un t-shirt suffit à lancer un générique dans la tête de la personne d’en face, le courant passe déjà plutôt bien.

Alors, lequel vous a donné envie de monter le volume en lisant cet article ?

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