Les personnages des Chevaliers du Zodiaque : quel héros vouliez-vous être ?

À la récré, choisir son Chevalier du Zodiaque pouvait demander trois discussions, une démonstration d’attaque et l’arbitrage d’un copain qui n’avait rien demandé. Pour décider qui allait chercher le ballon sous les buissons, en revanche, les vocations étaient moins nombreuses.
Les personnages des Chevaliers du Zodiaque nous donnaient de bonnes raisons de défendre notre préféré. Une armure, un caractère, une façon d’arriver au bon moment… On ne choisissait pas toujours le héros principal. Et on savait très bien expliquer pourquoi les autres avaient tort.
Aujourd’hui, la discussion peut repartir autour d’un café. On a des rendez-vous à gérer et un contrôle technique à prendre, mais le dossier « meilleur Chevalier de Bronze » n’est toujours pas classé. Alors, qui vouliez-vous être : Seiya, Shiryu, Hyoga, Shun ou Ikki ?
Les cinq Chevaliers de Bronze : qui est qui ?
Créé par Masami Kurumada, Saint Seiya devient pour les téléspectateurs français Les Chevaliers du Zodiaque. La série animée arrive le 6 avril 1988 dans le Club Dorothée. Au cœur de l’aventure, cinq Chevaliers de Bronze combattent pour protéger Athéna.
Pour retrouver le contexte de leur arrivée à la télévision, on vous raconte aussi l’histoire du Club Dorothée. Ici, place aux personnages et aux raisons très personnelles qu’on avait de les choisir.
| Personnage | Constellation | Ce qui pouvait nous donner envie de le choisir |
|---|---|---|
| Seiya, appelé Seyar dans la VF de notre enfance | Pégase | Son obstination et sa manière de repartir au combat |
| Shiryu | Dragon | Son calme, sa loyauté et son sens du sacrifice |
| Hyoga | Cygne | Ses pouvoirs de glace et son allure réservée |
| Shun | Andromède | Ses chaînes et son refus de se battre inutilement |
| Ikki | Phénix | Son indépendance et ses entrées qui changent l’ambiance |
Ce petit tableau n’est pas un classement de puissance. On connaît le risque : quelqu’un finirait par sortir un argument fondé sur un épisode que personne d’autre ne se rappelle.
Seiya de Pégase : celui qui n’avait jamais dit son dernier mot
Pour nous, il s’appelait souvent Seyar. Le nom de Seiya s’est installé ensuite dans nos lectures et nos discussions de fans. Pégase, lui, n’a pas changé de camp.
Seiya, c’est l’obstination. Il affronte un adversaire impressionnant, encaisse, repart et refuse de laisser ses amis derrière lui. Ses victoires se construisent rarement sur une promenade tranquille. Il faut passer par le doute, la fatigue et un nouvel effort.
On pouvait le choisir pour cette énergie très directe : puisque la situation semblait impossible, il allait essayer quand même. Enfant, c’était une excellente philosophie pour défendre Athéna. Pour finir les épinards, nous étions parfois moins convaincants.
En le retrouvant adulte, on voit aussi combien il s’appuie sur les autres. Pégase occupe le devant de la scène, mais l’amitié donne son poids à ses combats. C’est peut-être cela qu’on garde le mieux : avancer, même quand on aurait de bonnes raisons de s’arrêter.
Shiryu du Dragon : le calme qui impressionnait toute la bande
Avec ses longs cheveux noirs, son armure verte et son bouclier, Shiryu avait une silhouette qu’on repérait immédiatement. Il donnait l’impression de réfléchir avant d’agir. À côté d’une bande de copains lancés dans une négociation très bruyante, cette qualité pouvait sembler presque surnaturelle.
Le Chevalier du Dragon est associé à la loyauté et au sacrifice. Il accepte de payer de sa personne pour protéger ses compagnons. Ses affrontements rendent cette fidélité très concrète : aider les autres lui coûte parfois beaucoup.
On pouvait aimer Shiryu parce qu’il paraissait solide, appliqué, digne de confiance. Celui qu’on aurait voulu avoir dans son équipe. À 45 ans, l’argument tient encore assez bien : les gens sur qui l’on peut compter prennent rarement moins de valeur avec le temps.
Et puis il y avait le dragon. À huit ans, une créature pareille suffisait parfois à clore le débat. Tout le monde n’avait pas besoin d’un exposé sur les valeurs de la chevalerie.
Hyoga du Cygne : du sang-froid, avec beaucoup d’émotion dessous
Hyoga, c’était le Chevalier du Cygne, les attaques de glace et cette allure un peu distante. Son apparence et sa gestuelle le distinguaient immédiatement des autres. Pour les amateurs de personnages réservés, il y avait de quoi trouver son compte.
Mais le froid ne résume pas Hyoga. Son attachement à sa mère occupe une place importante dans son histoire. Derrière sa maîtrise apparente, le personnage est traversé par des émotions qui rendent ses combats particulièrement personnels.
Enfant, on pouvait retenir d’abord les pouvoirs : geler un adversaire nous paraissait plus spectaculaire que de lui demander gentiment de se calmer. En revoyant la série, on comprend davantage la place du souvenir et de l’affection chez ce héros.
Hyoga avait donc plusieurs portes d’entrée. On pouvait l’aimer pour son style, puis s’attacher à ce qu’il portait en lui. Les deux fonctionnent encore très bien ensemble.
Shun d’Andromède : celui qu’on apprécie parfois davantage en grandissant
Shun se reconnaît à ses cheveux verts, son armure rose et ses chaînes. Le Chevalier d’Andromède, petit frère d’Ikki, cherche à éviter la violence. Il ne se précipite pas avec enthousiasme vers la prochaine occasion de frapper quelqu’un.
Cela ne l’empêche pas d’être redoutable. Ses chaînes servent à se défendre comme à combattre, et sa douceur ne raconte pas toute l’étendue de ses capacités. Chez lui, retenir sa force fait partie du personnage.
Dans les discussions d’enfants, les qualités les plus bruyantes gagnaient parfois trop vite la partie. Shun demande un peu plus d’attention. Il faut regarder ce qu’il fait pour ses compagnons, ce qu’il accepte d’endurer et sa volonté de ne pas blesser sans nécessité.
Avec le recul, cette façon d’être devient particulièrement attachante. On peut aimer un héros capable de se battre et préférer qu’il cherche une autre solution. Voilà une discussion qu’on aurait peut-être eu du mal à terminer entre deux sonneries de récréation.
Ikki du Phénix : l’arrivée qu’on attendait sans vouloir l’avouer
Ikki commence par s’opposer aux autres Chevaliers de Bronze avant de devenir leur allié. Il reste ensuite une présence à part, plus solitaire, avec un lien particulièrement fort à son petit frère Shun.
Le Phénix avait ce talent : faire sentir qu’une scène venait de changer de dimension en apparaissant dedans. Son regard, son armure, sa manière d’occuper l’espace… Pour ceux qui aimaient les personnages indépendants, le choix se défendait tout seul.
Dans les jeux, choisir Ikki pouvait aussi fournir une excuse très pratique pour rester un peu à l’écart avant de revenir au moment décisif. Un rôle exigeant, bien entendu. Il fallait surveiller la situation avec beaucoup de sérieux depuis le bord du terrain.
Aujourd’hui, on peut toujours apprécier cette présence et regarder davantage ce qui le rattache aux autres. Son indépendance ne fait pas disparaître son affection. C’est même ce mélange qui rend le personnage intéressant.
Saori et les Chevaliers d’Or : la discussion dépassait les cinq héros
Saori Kido est la réincarnation d’Athéna. Elle donne à la mission des Chevaliers de Bronze son centre de gravité. Même quand l’histoire nous faisait attendre le prochain affrontement, leur lien à Athéna restait au cœur de l’aventure.
La traversée des douze maisons du Sanctuaire ouvrait aussi la porte à d’autres préférences. Mû du Bélier, Aiolia du Lion ou Shaka de la Vierge pouvaient occuper une place immense dans les discussions. On aimait une armure, une présence, un passage précis. Il n’était pas nécessaire de compter les minutes à l’écran pour choisir son favori.
Il y avait enfin la méthode du signe astrologique : on découvrait son Chevalier d’Or, puis on cherchait de bonnes raisons de le trouver formidable. Une démarche assez éloignée d’une expertise impartiale, mais parfaitement acceptable sur le chemin de l’école.
Petit repère utile : les constellations des cinq héros de Bronze ne correspondent pas aux douze signes du zodiaque. Pégase, le Dragon, le Cygne, Andromède et le Phénix forment un autre ensemble. On pouvait donc être Lion et préférer Shiryu. Personne ne viendra vous reprendre votre carte de fan.
Retrouver son Chevalier préféré sur un t-shirt
Le plaisir de reconnaître son héros ne s’est pas arrêté avec les parties de récréation. Chez Neropop, plusieurs modèles prolongent ces références :
- Le t-shirt Seiya, pour les fidèles de Pégase.
- Le t-shirt Ikki, pour ceux qui avaient choisi le Phénix.
- Le t-shirt du Dragon, version Halloween, pour retrouver une interprétation de Shiryu.
- Le t-shirt Cygnus, version Halloween, en clin d’œil au Chevalier du Cygne.
- Le t-shirt Andromède, version Halloween, pour garder une place au personnage de Shun.
Au moins, un t-shirt ne demande pas de retrouver la petite pièce d’armure disparue sous le canapé. Il a fallu grandir pour mesurer l’intérêt de ce détail.
Et aujourd’hui, choisiriez-vous le même personnage ?
Enfant, on pouvait décider sur une couleur d’armure. Plus tard, une attitude ou une relation entre les personnages prend davantage de place. Rien n’oblige à changer de favori, mais c’est amusant de regarder ce qui nous plaisait alors et ce qu’on remarque maintenant.
Pour poursuivre les retrouvailles, on a aussi sélectionné dix dessins animés du Club Dorothée et retrouvé les voix de leurs génériques. De quoi fournir quelques arguments supplémentaires à la prochaine conversation.
Alors, quel héros vouliez-vous être ? Et lequel choisiriez-vous aujourd’hui ? Les réponses peuvent être différentes. On vous laisse simplement expliquer cela à votre ancien vous, celui qui défendait son Chevalier avec une conviction absolument remarquable.
Pour les curieux : la fiche historique de Planète Jeunesse et la présentation officielle de Saint Seiya par Toei Animation.


